Patrimoine tourisique

Le patrimoine naturel de la RDC offre plusieurs possibilités de voir diverses espèces endémiques de la faune et de contempler divers paysages fantastiques qui s'étalent de la mer jusqu'à des pics comme à la Ruwenzori, il s'agit là du Tourisme de vision.

Il y a par ailleurs d'énormes possibilités de se livrer à la chasse sportive dans nos vastes savanes et forêts exubérantes dans une évasion la plus apaisante, il s'agit ici de la chasse touristique.



Sites touristiques

Est dénommé site touristique, tout point géographique et/ ou tout paysage présentant une valeur à caractère naturel, historique, culturel, esthétique, scientifique et récréatif, qui est exploité et réservé, en tout ou en partie, à des fins touristiques. Ils sont classés en deux types : sites naturels et sites artificiels

  1. Sites naturels

    1. Géomorphologique : vallées, plaines, plateaux, montagnes, collines, cuvettes, falaises, pentes, grottes, etc.
    2. Hydrographique : ruisseaux, rivières, chutes, rapides, cascades, fleuves, lacs, îles, presqu’îles, océans, sources thermales, etc.
    3. Biogéographique : faune et flore
  2. Sites artificiels

    1. Sites historiques : tels que théâtre national, sanctuaires, musées nationaux, bibliothèques nationales, archives nationales, journal officiel, ouvrages d’art (ponts, tranchées, autoroutes, route-rails), festivals culturels etc.
    2. Sites culturels : tels que les usines de transformation, centres de recherche, industries minières etc.
    3. Sites industriels : centres de recherche
    4. Scientifiques : les jardins botanique de Kisantu et Eala, avec leurs réserves de plantes collectées depuis les années 20.
    5. Autre sites : bateaux de croisière, ponts, ouvrages d’art, barrages, autoroutes, route-rails.

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Les APs de la RD Congo se prêtent à la fois au tourisme de vision dans les Parcs Nationaux et, au tourisme cynégétique (chasse sportive) dans les Domaines et Réserves de Chasse. Elles ont beaucoup d’arguments à faire prévaloir de part leurs potentiels touristiques.

Les Parcs Nationaux possèdent d’énormes potentiels touristiques en termes spécifiquement d’endémicité des espèces de faune, d’habituation de certaines espèces aux visites humaines, de la domestication des espèces rares et de diversité d’habitats naturels.

A travers tout le continent Africain, en effet, on ne peut observer le rhinocéros blanc du nord, le chimpanzé nain ou bonobo, l’okapi, le paon congolais, l’éléphant de forme intermédiaire entre celui de la forêt et de la savane dans leur milieu naturel qu’au niveau des APs de la RD Congo. La RD Congo a été le premier pays africain à initier l’habituation des gorilles aux visites humaines et à lancer le tourisme aux gorilles habitués. Des familles entières de ces gorilles existent encore en dépit de la situation actuelle dans ce pays. Les stations d’Epulu (Réserve de Faune à Okapi) et de Gangala-na-Bodio (Parc National de la Garamba) offrent respectivement le loisir d’approcher okapis et éléphants domestiqués. Il va sans dire, qu’en plus de ces espèces endémiques, ces Parcs possèdent la plupart des espèces animales qu’on rencontre ailleurs : buffles, zèbres, différentes sortes d’antilopes, hippopotames, éléphants, etc…

A cette richesse faunique, ces Parcs Nationaux allient leur étonnante diversité d’habitats, résultat de la variation altitudinale, le réseau des parcs nationaux s’étant sur tous les types de reliefs que renferment le pays, du niveau de l’océan jusqu’à celui de hautes montagnes en passant par la cuvette centrale et les plateaux. Mangroves à palétuviers, forêts denses humides, lacs et marais, savanes herbeuses et arborées avec belles forêts galeries, forêts afromontagnards, éternels glaciers de mont Ruwenzori (PNVi), telle est la panoplie d’habitats que présentent, extraordinairement, ces Parcs. De merveilleuses chutes y sont aussi représentées dont la plus spectaculaire est certainement celle de la Lofoi ( Parc National des Kundelungu), la plus haute d’Afrique, où l’eau tombe en un jet de 347 mètres de haut.

Les Domaines et Réserves de chasse contiennent des espèces de très grande valeur pour la chasse cynégétique, en l’occurrence : l’antilope sable ou noire, le grand kudu, l’éland de derby et de cap, le bongo, le situtunga, le buffle, l’hippopotame, différentes sortes d’antilopes de forêts, etc… Actuellement, bien des sociétés sollicitent l’affermage de ces Domaines et Réserves de chasse pour pouvoir justement exploiter ces espèces.

L’industrie touristique basée sur les potentiels décrits ci-dessus, commençait déjà à prendre de l’envol en RDC. Lancé entre 1983 et 1984, et uniquement dans les domaines et réserves de l’Est, le tourisme cynégétique avait généré $ 92.000 au profit du trésor public. Les extrapolations à partir de cette encourageante expérience indiquent en exploitant seulement 15 de ses nombreux Domaines et Réserve de chasse, l’ICCN pourrait, annuellement, produire environ $ 1.500.000 ! Au niveau des Parcs Nationaux, cet envol s’était traduit par l’augmentation de nombre de touristes : 60.000 touristes entre 1972 et 1979 et, 128.000 entre 1984 et 1990.