L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature gère à ce jour, un patrimoine naturel et culturel constitué de: Sept parcs nationaux et 63 réserves apparentées (domaines de chasse et réserves de faune) représentant environ 9% de la superficie de la République Démocratique du Congo (± 215.000 Km²), et repartie à travers toute l’étendue du pays. Avec des spécificités fauniques et floristiques peu Communes et un pouvoir attractif immense.

Les Parcs Nationaux

Les neuf Parcs Nationaux sont :

  • Le Parc National des Virunga
  • Le Parc National de la Garamba
  • Le Parc National de Kahuzi-Biega
  • Le Parc Marins des Mangroves
  • Le Parc National de la Salonga
  • Le Parc National de la Maiko
  • Le Parc National d'Upemba
  • Le Parc National de Kundelungu
  • Le Parc National de la Lomami

PARC DE LA VIRUNGA

Situé en bordure de Rift Albertin, le parc national des virunga est l’une des aires protégées les plus spectaculaires d’Afrique. Des lacs aux volcans en activités, aux savanes, en passant par les forêts sèches, les forêts denses humides, les zones alpines afro-tropicales, on peut être tenté de prétendre que ne manquant que le désert et la mer parmi les biomes présents dans le parc national des Virunga. Premier parc d’Afrique, il fut créé en 1925 pour protéger les gorilles de montagne établis sur les pentes des volcans Virunga. Il fut plus tard étendu au nord pour inclure les plaines herbeuses de la Rwindi, le lac Edouard, les forêts denses humides de la vallée de la Semeliki et le massif du Rwenzori avec ses neiges éternelles. Le parc national des virunga est contigu avec six autres aires protégées situées dans les pays voisins(le parc des volcans au Rwanda ; les parcs nationaux Mgahinga, Bwindi, Queen Elizabeth, Rwenzori et Semliki en Ouganda) qui sont autant de réservoirs communs pour les espèces animales. Les parcs nationaux de Bwindi et du Rwenzori sont tous les deux des sites du patrimoine mondial.

PARC DE LA GARAMBA

Créé le 17 mars 1938 par décret royal belge, pour la protection du Rhinocéros blanc du Nord, de la girafe congolaise et de l’éléphant d’Afrique ; placé sous administration de l’ICCN par décret 69/72 ; Site du Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1980 ; sur la liste en péril en 1984 puis en 1992

Le parc national de la Garamba revêt une importance particulière pour le réseau d’aires protégées de la RDC car sa position à la limite septentrionale des mosaïques savane-forêt lui attribue une biodiversité unique. La partie sud du parc est dominée par des savanes herbeuses arbustives. Le long des rivières Dungu et Garamba s’étendent des mosaïques de forêt-galerie, de forêts et de fourrés. Plus au nord, la végétation est essentiellement un mélange de terres boisées, de forêts sèches denses, de forêt-galerie et de petites zones marécageuses. De manière contrastée, les domaines de chasse en périphérie sont dominés par de denses savanes arbustives et un mélange de savanes boisées et de forêts

PARC NATIONAL DE LA KAHUZI-BIEGA

Créé par ordonnance loi n° 70-316 du 30/11/1970 originellement pour protéger l’habitat du gorille de Grauer, une sous espèce endémique à la RDC, le parc fut par la suite étendu pour y inclure les forêts de basse altitude vers l’ouest avec une superficie total de 600.000ha. En 1980 le parc de la Kahuzi-Biega est inscrit sur la liste des sites du patrimoine mondial. Une si grande variation altitudinale de 600à 3.300 m est rare pour un parc national en Afrique. Partout ailleurs sur le continent, les forêts de moyenne altitude ont laissé la place aux activités agricoles. Les terres autour du secteur le plus élevé du parc sont fortement peuplées avec des densités atteignant jusqu’à 300 habitants/km². A l’ouest, dans le secteur de plus faible altitude, les densités sont inférieures à 30 habitants/km². La culture sur brûlis domine les pratiques agricoles même si celles-ci sont de plus en plus délaissées au profit d’activités artisanales minières (or, diamants, coltan, étain).

PARC MARIN DES MANGROVES

Le Parc Marin des Mangroves (PMM) est une réserve naturelle intégrale qui a été créée par arrêté ministériel no° 0044/CM/ECN/92 du 2 mai 1992 en vue de protéger le biotope spécial du littoral atlantique et les ressources biologiques caractéristiques de zone humides dont la forêt des mangroves à palétuvier, le lamantin, la tortue, plusieurs espèces d'oiseaux aquatiques et, de contribuer à la promotion du tourisme dans l'axe Kinshasa-Océan.

PARC NATIONAL DE LA SALONGA

Créé par l’ordonnance n° 070/-318 du 30 novembre 1970, Le parc national de la salonga est la plus grande aire protégée de forêt dense humide du continent africain. Le parc abrite une forêt de type guinéo-congolais dominée par des légumineuses de la famille Caesalpinacea, avec de larges inclusions de marécages et de forêt-galerie. Des clairières riches en sels minéraux (appelées aussi salines ou botoka njoku), attirant les grands mammifères et en particulier les éléphants. La présence de deux genres de primates endémiques (les bonobos et le singe des marais), ainsi que d’une espèce endémique (le singe nymphe des bois) et de plusieurs sous-espèces endémiques de primate font du parc national de la salonga une aire protégée remarquable d’un point de vue biogéographique. La très grande superficie du parc lui confère en outre une importance en termes de régulation du climat et de séquestration de carbone.